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Donald Trump affirme que l’Iran veut négocier, après l’arrivée d’une «armada» dans le Golfe

Donald Trump a affirmé mardi 27 janvier que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d’une action militaire contre le pays avec le déploiement d’une force navale américaine dans le Golfe.

Le président américain souffle le chaud et le froid. Donald Trump a prévenu que les États-Unis avaient « une grande armada près de l’Iran. Plus grande qu’au Venezuela », en référence à l’opération américaine d’enlèvement du chef d’État vénézuélien Nicolas Maduro début janvier. Le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi 26 janvier dans le Golfe.

Mais a-t-il ajouté, dans cet entretien avec le média américain Axios, « ils veulent passer un accord. Je le sais. Ils ont appelé à de nombreuses reprises. Ils veulent parler ». « S’ils veulent nous contacter, et ils connaissent les conditions, alors nous discuterons », a ensuite affirmé un haut responsable américain à des journalistes, selon Axios.

« L’objectif est de mettre fin au régime », selon le sénateur républicain Lindsey Graham

Selon le New York Times, les renseignements américains ont assuré à Donald Trump que le pouvoir iranien « s’affaiblissait », voire était « au plus faible » depuis la fondation de la République islamique en 1979. L’influent sénateur républicain, Lindsey Graham, a dit au quotidien américain avoir parlé au président ces derniers jours : « L’objectif est de mettre fin au régime », a-t-il assuré.

Côté iranien, où la diplomatie a déjà laissé entendre qu’un canal de communication était ouvert avec les États-Unis, le ton était plutôt modéré ces derniers jours.

Dans un appel mardi avec le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salman, allié des États-Unis, le président iranien Massoud Pezeshkian a averti que les « menaces des Américains […] n’aboutiraient à rien d’autre qu’à de l’instabilité pour eux ». Le prince héritier « a indiqué que le Royaume ne permettrait pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour des actions militaires contre l’Iran », a insisté le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le détroit d’Ormuz menacé de blocage par les Gardiens de la Révolution

Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, a menacé d’un blocage par l’Iran du stratégique détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

L’Iran considérera les pays voisins comme « hostiles » si leur territoire est utilisé pour le frapper, a-t-il aussi averti, alors que Riyad mais aussi Abou Dhabi ont déjà assuré qu’ils n’autoriseraient pas un tel usage de leurs territoires. En effet, lundi 26 janvier, les Émirats arabes unis ont « réaffirmé » leur « engagement à ne pas permettre que leur espace aérien, leur territoire ou leurs eaux soient utilisés pour toute action militaire hostile contre l’Iran », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Donald Trump « décidera ce qu’il décide » mais dans tous les cas « si l’Iran commet une erreur et nous attaque, il y aura une riposte qu’il ne peut même pas imaginer », a de son côté affirmé mardi soir le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, lors d’une ocnférence de presse.

Des analystes estiment que les options envisagées – que Donald Trump n’a pas voulu détailler à Axios – incluent des bombardements de sites militaires, ou des frappes ciblées contre des dirigeants.

 

Avec AFP

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