L’organisation met en cause les politiques de gestion des frontières dans cette mortalité. D’après elle, les conditions météo ne constituent pas le principal facteur, 72 pour cent des décès étant liés à l’absence d’activation des secours ou à des délais d’intervention jugés prolongés. L’ONG qualifie 2025 « d’année de la persécution globale » des migrants et critique une « nécropolitique institutionnalisée » qu’elle estime centrée sur le contrôle sécuritaire au détriment de l’obligation d’assistance en mer, transformant la frontière en un instrument de tri mortel.
Une hausse préoccupante de la mortalité infantile
L’analyse critique la stratégie d’externalisation des frontières menée par l’Espagne et l’Union européenne. Les financements octroyés aux pays de transit, notamment la Mauritanie et le Sénégal, ont déplacé la violence vers le sud, entraînant une hausse des détentions arbitraires sans réduire les risques pour les candidats au départ.
Le rapport souligne une hausse préoccupante de la mortalité infantile, notamment lors des tentatives de traversée à la nage vers Ceuta. Il relève également que le durcissement sécuritaire a favorisé l’ouverture de routes encore plus périlleuse, dont un nouvel itinéraire de 2 200 kilomètres depuis la Guinée. L’étude fustige l’impunité entourant ces disparitions et l’absence de protocoles d’identification des dépouilles. Cette « invisibilisation » prive des milliers de familles du droit à la vérité et au deuil, les laissant dans une incertitude permanente.
Avec dpa-news
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