L’impact des actions posées au sein de la société : promotion de l’éducation, de la culture, la lutte contre le viol, l’excision, la maltraitance surtout à l’endroit des enfants et femmes ont été dit-on, à l’origine de sa distinction parmi plusieurs centaines de femmes. La structure : hommage aux femmes Montréal/Canada en est l’initiatrice de l’évènement. Elle existe a-t-on appris depuis 8 ans et œuvre dans l’humanitaire pour appuyer les femmes qui s’investissent dans le secteur à travers le monde. Binta Ann était devant la presse le vendredi 31 janvier à la maison de la paresse à Kipé/Ratoma pour expliquer aux hommes de médias par ricochet le grand public son sacre.
L’écrivaine et activiste de la société civile, Mme Binta Ann, fondatrice de la Fondation Binta Ann pour les enfants et les femmes est distinguée au compte de l’édition : Prix Montréal 2020. Sa fondation Fonbale pour les enfants et les femmes en est pour beaucoup. « Nous nous battons à donner des cours du soir, des cours d’informatiques gratuits aux enfants depuis plus d’une décennie. Nous assistons également les filles victimes de viol».
Toute chose qui a sûrement permis à Mme Ann d’être parmi les lauréates du projet hommage aux femmes Montréal 2020. « Nous avons été sélectionnées parmi 600 femmes. Donc nous allons défendre les couleurs de la Guinée parmi les 16 femmes retenues pour recevoir le prix Montréal 2020 ».
L’activiste pour la cause des enfants de profiter pour lancer un message aux personnes de bonne volonté. Afin de pouvoir construire un centre socioéducatif pour les enfants. « Les enfants n’ont pas leurs places dans la rue ou dans les conflits. Les enfants leurs places c’est à écoles ou dans les centres socioéducatifs », a-t-elle d’emblée signifié. Donc mon objectif pour ce prix, précise-t-elle, c’est d’ouvrir un centre où les enfants peuvent venir s’épanouir, apprendre et surtout jouer pour bien grandir.
A l’en croire, elle aurait plus de 500 enfants à sa charge qui viennent suivre les cours du soir, apprendre en même temps l’informatique. « Nous les apportons de l’aide gratuitement depuis plus de 10 ans. Mais là où les installations que nous occupons présentement ne nous appartiennent pas. C’est pourquoi, nous demandons de l’aide. C’est notre salaire que nous prenons pour appuyer ces enfants. Cette aide peut être un domaine de terrain pour la construction dudit centre socioéducatif, des fournitures scolaires, des équipements informatiques… ».
Revenant sur l’évènement qui l’amènera au Canada au mois de mars prochain. Elle a fait remarquer que ledit évènement a une grande portée. Pour elle, un pays ne peut se développer si le social reste à la traine. « Il n’y a pas que la politique. Donc normalement on doit impliquer et inclure le social dans tous les projets des politiciens ».
Richard TAMONE
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