La Turquie est frappée par une vague de chaleur inédite. Le mercure a atteint un niveau historique avec 50,5°C vendredi 25 juillet à Silopi. Une canicule qui va se poursuivre cette semaine avec 40 à 45°C en Anatolie centrale et 45 à 50°C annoncés dans le sud-est mardi 29 juillet. Alors que les vagues de chaleur favorisent les feux de forêt, plusieurs incendies ravagent une partie du pays. Plusieurs foyers menacent notamment Bursa, la quatrième ville du pays.
En Turquie, cela fait maintenant trois jours que les pompiers bataillent contre trois foyers autour de Bursa, quatrième ville du pays et vaste site industriel dans le nord-ouest. Des milliers de personnes ont été évacuées et d’importants moyens ont été engagés pour lutter contre ces feux : 850 véhicules, six avions et quatre hélicoptères. Mais la force du vent méditerranéen a rendu leur utilisation difficile, a fait valoir le ministre de l’Agriculture et des forêts, Ibrahim Yumakli.
Les habitants se mobilisent en acheminant des citernes tirées par leurs tracteurs. Des images de télévision montrent même des riverains accourant, verres d’eau en main, face aux brasiers. Depuis la semaine dernière, quatorze personnes ont péri en combattant les incendies.
« 96% de ces incendies ont été causés par l’activité humaine »
Selon le président Recep Tayyip Erdogan, plus de 3 100 feux se sont déjà déclarés depuis le début de l’été en Turquie. « 96% de ces incendies ont été causés par l’activité humaine » a-t-il accusé, citant mégots de cigarettes, pique-nique, verre abandonné, chaumes brûlés et « quelques cas de sabotage ». Les autorités ont prévenu que la situation resterait critique jusqu’en octobre.
D’un bout à l’autre de la Turquie, dans les zones forestières et rurales, on craint de revivre la catastrophe de l’été 2021, marquée par de violents incendies. Cette année-là, la Turquie avait perdu plus de 139 000 hectares de forêts.
Selon une étude sur la désertification, publiée dans un rapport de l’ONU début juillet, 88% du territoire turc est exposé au phénomène : sous l’effet du changement climatique, les précipitations devraient diminuer d’un tiers d’ici à la fin du siècle et les températures augmentées de 5 à 6°C par rapport aux moyennes relevées entre 1961-1990.
Avec RFI
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