L’Inspection Générale du Travail (IGT), par le biais de la commission d’interprétation et de conciliation de la branche professionnelle des mines et carrières, a présenté ce lundi 1er septembre 2025 le contenu de la convention collective signée le 14 février dernier et entrée en vigueur le 1er août 2025.
C’est au cours d’une conférence de presse que l’inspecteur général du travail, Mohamed Ouattara, a rappelé que le salaire minimum des ouvriers non qualifiés est désormais fixé à 2,6 millions de GNF, tandis que celui des agents de maîtrise ne pourra être inférieur à 8,5 millions de GNF.
Selon lui, l’une des grandes innovations de ce texte réside dans son application obligatoire à toutes les entreprises du secteur minier, y compris celles qui viendront s’implanter en Guinée, même sans avoir adhéré à la convention. Une rupture avec les pratiques antérieures.
Mohamed Ouattara a par ailleurs tenu à préciser que l’élaboration d’une convention n’est pas le travail exclusif de l’Inspection générale du travail, ni celui d’un seul syndicat ou d’une organisation patronale, mais le fruit d’une concertation élargie entre toutes les parties prenantes.
Présentée comme un outil juridique et social, cette convention vise à harmoniser les pratiques dans un secteur où la lecture des textes diffère souvent selon les acteurs. L’inspecteur a insisté sur un point clé : « Ce qui importe, ce n’est pas tant le diplôme détenu que la nature de la tâche accomplie par le travailleur au sein de l’entreprise. »
À noter que le salaire minimum de 2,6 millions GNF s’applique aux maisons-mères, tandis que les entreprises sous-traitantes devront garantir à leurs employés au moins 70 % de ce montant.
Ibrahima Limbita Camara pour GuineeQuotidien
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