L’OCDE prévoit pour cette année une chute de 30 à 40 pour cent du financement mondial par rapport à 2023. Selon la DSW, cette baisse engendre déjà de graves perturbations dans les pays vulnérables : fermetures de cliniques et pénuries de médicaments. En Afrique subsaharienne, 450 000 femmes sont désormais privées du suivi essentiel pour prévenir la transmission du VIH à leurs enfants.
Accès difficile, notamment en Ouganda et au Burundi
Plus de 60 pour cent des organisations dirigées par des femmes ont perdu leurs financements, obligeant nombre d’entre elles à cesser leurs activités. L’accès au traitement préventif contre le VIH a chuté en Ouganda (-38 pour cent) et au Burundi (-64 pour cent). La distribution des préservatifs s’effondrait de 55 pour cent au Nigeria début 2025. L’ONUSIDA prévient que ce recul pourrait engendrer 3,9 millions de nouvelles infections d’ici 2030.
À l’échelle mondiale, 45 pour cent des nouvelles infections concernaient des femmes et des filles, une proportion qui grimpe à 63 pour cent en Afrique subsaharienne. « Ce sont précisément elles qui subissent le plus durement les coupes dans le financement de la santé mondiale », a souligné Angela Bähr, directrice des programmes de la DSW. La DSW rappelle qu’en 2024, 84 pour cent des femmes enceintes séropositives avaient accès à des médicaments pour prévenir la transmission du VIH à leur enfant. Cependant, les coupes dans le financement — aggravées par le retrait de l’USAID — font désormais planer le risque de reculs majeurs dans ce domaine.
Avec dpa-news
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