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POLYCOPIÉ - L'objectif de l'atelier est de renforcer les capacités des acteurs en Afrique centrale. Photo: UA/Photo de presse/dpa

Afrique – Conflits : les droits humains intégrés à l’alerte précoce

En Afrique, les conflits sont étroitement liés aux violations des droits de l’homme.

L’Union africaine (UA) a doté onze pays membres d’Afrique centrale (Angola, Burundi, Cameroun, RCA, Tchad, RDC, Guinée équatoriale, Gabon, Congo, São Tomé-et-Príncipe et Guinée-Bissau) de points d’action nationaux concrets visant à institutionnaliser l’intégration des droits de l’homme dans leurs mécanismes nationaux d’alerte précoce, en vue de la prévention proactive des conflits dans la sous-région.

Cela a été rendu possible à travers un atelier de formation intitulé « Renforcement des capacités des parties prenantes régionales sur l’intégration des droits de l’homme dans les systèmes d’alerte précoce », organisé à Bujumbura (Burundi) au profit de plus de 40 parties prenantes clés issues de ces pays, à l’initiative du Département des affaires politiques.

L’atelier est porté par le Département des affaires politiques, de la paix et de la sécurité (PAPS) de la Commission de l’Union africaine (CUA), en collaboration avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR).

Il a rassemblé notamment des représentants des institutions nationales des droits de l’homme (INDH), des organisations de la société civile (OSC), de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), des organes africains des droits de l’homme et des partenaires au développement, a indiqué le PAPS, qui apporte un appui aux efforts visant à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent.

Une prévention des conflits fondée sur les droits de l’homme

L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs d’Afrique centrale à appliquer des approches fondées sur les droits de l’homme dans les cadres d’alerte précoce et de prévention des conflits, a-t-on fait remarquer. « Ce n’est qu’en intégrant les droits de l’homme au cœur même de nos systèmes d’alerte précoce que l’Afrique pourra passer d’une gestion réactive des crises à une prévention proactive, en s’attaquant aux causes profondes avant qu’elles ne dégénèrent en crises », a-t-on souligné.

L’atelier s’est clôturé par une session pratique de formation des formateurs (ToT), destinée à permettre aux participants de reproduire la formation dans leurs contextes nationaux respectifs. Il a notamment permis de renforcer le mécanisme de coordination entre la CUA, la CEEAC, les INDH et les OSC, contribuant à la mise en place d’un réseau cohérent de partage de données et d’analyse conjointe. L’atelier de Bujumbura représente la quatrième session d’une série de formations régionales « réussies », après celles organisées en Afrique australe, orientale et occidentale, consolidant ainsi un mouvement continental en faveur d’une prévention des conflits fondée sur les droits de l’homme.

Ces formations constituent une mise en œuvre directe du Plan d’action stratégique de l’UA pour la promotion et la protection des droits de l’homme et des peuples (2024-2026), ainsi que des décisions de l’Assemblée exigeant l’intégration des droits de l’homme dans l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), a-t-on rappelé.

 

Avec dpa-news

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