L’accord vise à renforcer les liens entre les écosystèmes numériques des deux pays en favorisant les échanges de connaissances, les partenariats commerciaux et le développement des compétences, tout en encourageant l’adoption de ce type de solutions, a indiqué la GIZ, bras opérationnel de la coopération allemande au développement. Les entreprises kényanes et allemandes devraient notamment bénéficier de nouveaux débouchés commerciaux et de partenariats renforcés, tandis que les professionnels de l’informatique des deux pays auront accès à davantage d’opportunités d’emploi dans le secteur numérique.
Open source et souveraineté numérique
Le partenariat entend également renforcer la coopération directe entre les acteurs de l’industrie, du monde universitaire et de l’innovation des deux pays. Cette coopération s’inscrit dans le prolongement d’une visite effectuée en mai 2026 au Kenya par une délégation de l’OSBA, qui avait mené des échanges avec les autorités kényanes sur ces enjeux.
Fondée en 2011, l’OSBA, qui représente l’industrie allemande du secteur, se présente comme la plus grande association européenne dans ce domaine. L’organisation plaide pour faire de l’open source un standard dans la commande publique ainsi que dans les politiques de soutien à la recherche et au développement économique. Elle considère que les logiciels libres et les standards ouverts constituent des piliers essentiels de la souveraineté numérique, de l’innovation et de la cybersécurité.
Selon l’OSBA, la perte de contrôle des données générées par les citoyens, les institutions publiques et les entreprises en Allemagne et en Europe « peut avoir de lourdes conséquences sur l’action publique, la compétitivité et la capacité d’innovation de nos économies », ainsi que sur la préservation des valeurs européennes et des systèmes démocratiques qui en découlent.
Qu’est-ce qu’un logiciel open source ?
Un logiciel open source est un programme informatique dont le code de fabrication est public et accessible à tous, afin qu’il puisse être utilisé, étudié, modifié et redistribué, conformément aux conditions de sa licence. À l’inverse des logiciels propriétaires, dont le code reste fermé et contrôlé par une entreprise, ce modèle repose sur la collaboration et favorise l’innovation, l’interopérabilité des systèmes ainsi que la souveraineté des données, tout en réduisant la dépendance à des technologies fermées. Largement utilisé pour développer des infrastructures numériques, ce modèle est à la base de nombreuses technologies courantes, comme Linux, Android ou WordPress.
Avec dpa-news
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