La démonstration a eu lieu à l’occasion de l’édition 2026 du World Health Summit (WHS), le Sommet mondial de la santé, tenu du 11 au 13 octobre à Berlin sous le thème « De la crise à la résilience : innover pour la santé ».
Réalisé sur un mannequin de formation, l’exercice a été mené par des experts cliniques de la Charité de Berlin, un hôpital universitaire de référence en Allemagne. Ces mêmes experts avaient formé quelques jours plus tôt, en Afrique de l’Est, du personnel médical aux techniques de prise en charge des personnes infectées par le virus Ebola. Stephen Patrick Mbundi a souligné l’importance de ces formations face à une situation régionale qu’il a qualifiée de « dramatique ».
Former les soignants d’Afrique de l’Est
En septembre, la Charité a lancé au Kenya une formation destinée à 120 médecins, infirmiers et autres soignants de première ligne issus des huit États membres de l’EAC. L’objectif est de réduire la mortalité tout en protégeant le personnel soignant.
L’initiative relève du programme « Formation aux maladies infectieuses à haut risque au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est » (tEACh, en anglais), mandaté par le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Mis en œuvre par l’EAC et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), ce programme vise à constituer un vivier régional d’experts et de formateurs capables de prendre en charge des maladies infectieuses à haut risque, comme Ebola, et de former à leur tour leurs collègues.
Un déficit de personnel qualifié
L’Afrique de l’Est manque de personnel soignant suffisamment formé, a déclaré un médecin de l’unité d’isolement de la Charité. Des dizaines de professionnels de santé de la sous-région ont été infectés par le virus dans l’exercice de leurs fonctions, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
L’EAC compte huit membres : la République démocratique du Congo (RDC), la Somalie, le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, l’Ouganda et la Tanzanie.
Le 15 mai, l’OMS a confirmé une nouvelle flambée d’Ebola en Ituri, dans le nord-est de la RDC, due à la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est homologué.
Depuis juin, Berlin a débloqué, selon le BMZ, 27 millions d’euros supplémentaires pour aider la RDC et l’EAC à lutter contre l’épidémie, qui a déjà fait 4 300 morts.
Avec dpa-news
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