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ARCHIVE - Il s'agit de carburants interdits depuis longtemps en Europe en raison de leurs effets néfastes sur la santé publique et l'environnement. Photo: Daniel Reinhardt/dpa

Protection de l’environnement: La Belgique interdit l’exportation du « dirty fuel » vers l’Afrique

Ces carburants contiennent des niveaux élevés de soufre et d’autres substances toxiques, comme le benzène et les aromatiques, et nuisent à la santé et à l’environnement.

 

La Belgique a interdit l’exportation depuis son territoire des carburants très polluants qui ne sont plus utilisés en Europe, mais qui sont encore vendus en Afrique, a annoncé la ministre belge de l’Environnement, Zakia Khattabi. Un arrêté royal a été signé dans ce sens à l’initiative de la ministre de l’Environnement, en collaboration avec la ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten et le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke. Il prendra effet trois mois après sa publication.

 

Cette interdiction vise les compagnies pétrolières qui exportent dans le monde entier des carburants aux teneurs en soufre ou en benzène bien trop élevées à partir, entre autres, du port d’Anvers, a précisé la ministre de l’Environnement. Il s’agit de carburants interdits depuis longtemps en Europe en raison de leurs effets néfastes sur la santé publique et l’environnement. Il s’agit d’assemblages de produits raffinés semi-finis et de substances pétrochimiques qui forment un mélange appelé ironiquement « african quality ».

 

« Depuis bien trop longtemps, des carburants toxiques partent de la Belgique vers, entre autres, l’Afrique. Dans des pays comme le Ghana, le Nigeria et le Cameroun, ils sont à l’origine d’une mauvaise qualité de l’air et sont même cancérigènes », a déclaré Zakia Khattabi. Les ports néerlandais d’Amsterdam et Rotterdam étaient jusqu’à il y a peu des plaques tournantes majeures pour l’exportation de carburant trop polluant. Mais les Pays-Bas se sont attaqués au problème l’an dernier, ce qui a eu pour effet de placer Anvers à l’avant-plan.

 

En 2016, l’ONG suisse Public Eye a révélé que les sociétés suisses de négoce de matières premières mélangeaient des produits pétroliers bon marché mais toxiques afin d’augmenter leurs profits. L’Afrique de l’Ouest est particulièrement touchée, car c’est dans cette région que les niveaux autorisés de soufre dans les carburants restent très élevés.

 

Avec dpa-news

 

 

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