La France a sombré mardi en demi-finale de la Coupe du monde. L’Espagne a surclassé les Bleus (2-0) pour gagner sa place en finale. La flamboyante attaque Mbappé – Olise – Dembélé est restée muette.
En ce jour de fête nationale française, les feux d’artifice étaient espagnols. La Roja a battu les Bleus mardi en demi-finale du Mondial 2026, privant Kylian Mbappé et Didier Deschamps du rêve d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. Pour le premier match de l’histoire des Bleus un 14 juillet, cela n’a pas porté chance.
Pour cette demi-finale, les Bleus découvraient un nouveau stade. Habitués à rester dans la zone New York – Philadelphie – Boston, ils ont fait connaissance avec l’antre des Cowboys de Dallas, à Arlington, pour un duel au soleil face aux Espagnols. Une nouveauté qui explique la fébrilité des Bleus ? En effet, rien ne semble aller dans le sens des hommes de Didier Deschamps dans ce match : les passes sont peu précises, les relances hasardeuses. Adrien Rabiot est rapidement sanctionné d’un carton jaune (10e)… Dans la capitale du rodéo, les Tricolores se font secouer.
Rien ne va pour les Bleus
Ils ne tardent d’ailleurs pas à trébucher sur une faute bête. Dans la surface, Lucas Digne à dégager le ballon et ne voit pas Yamal lancé dans son dos pour lui piquer la balle. Le latéral tire et touche la jambe de l’Espagnol. L’arbitre est catégorique, c’est penalty. Et Oyazarbal se charge de donner l’avantage à la Roja (22e, 1-0).
Cerise sur le gâteau, William Saliba, en délicatesse avec son dos depuis le début de la Coupe du monde, doit sortir. Il est remplacé par Maxence Lacroix qui l’avait déjà suppléé face à la Norvège.
Et comme elles volent toujours en escadrille… Le break n’est pas loin pour l’Espagne. Baena, échappé dans le dos de la défense, manque d’obtenir un second penalty sur une sortie hasardeuse de Maignan mais est finalement sanctionné d’un hors-jeu (35e). Puis Upamecano sauve la patrie en contrant du bout de pied la conclusion d’une combinaison espagnole venue encore d’une mauvaise relance (38e).
La France sans solutions
Des choix forts s’imposent à la pause. Didier Deschamps sort Adrien Rabiot pour faire entrer Manu Koné. Puis Désiré Doué remplace Bradley Barcola. Mais les problèmes ne disparaissent pas en un coup de baguette magique : alors que les Bleus reprennent timidement des couleurs, c’est la Roja qui fait le break. Pedro Porro trouve le une-deux avec Dani Olmo et conclut le travail (58e, 2-0). Et Lamine Yamal se joue de Digne dans la foulée pour enfoncer le clou mais les Tricolores sont sauvés par le drapeau de l’arbitre assistant (60e).
Kylian Mbappé sonne la révolte dans un angle fermé côté gauche (64e, 67e). Deschamps abat ses dernières cartes en faisant entrer Théo Hernandez à la place d’un Lucas Digne en difficulté, et Rayan Cherki pour suppléer Michael Olise.
Rien n’y fait. La Roja reste bien en place jusqu’au bout. En ce 14 juillet, la flamboyante attaque des Bleus a viré au pétard mouillé, étouffé par la couverture défensive espagnole. Les ouvertures de Cherki (81e), les percées d’Hernandez (83e), les coups franc de Dembélé (87e) ou Mbappé (89e) dans un dernier sursaut d’orgueuil n’y changent rien.
Pour la troisième fois de suite, les Bleus s’inclinent en demi-finale d’une compétition face à l’Espagne, privant Didier Deschamps d’une fin en fanfare à la tête de l’équipe de France.
En revanche, la Roja peut espérer réitérer l’exploit de ses aînés le 19 juillet prochain avec un doublé Euro – Coupe du monde.
Avec AFP
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