Cette politique va au-delà de la conservation des forêts et ouvre des perspectives pour des projets carbone dans plusieurs secteurs. Sont notamment concernés l’agriculture, les énergies renouvelables, la gestion des déchets, les transports, l’industrie, les écosystèmes côtiers et marins, le développement urbain et l’écotourisme.
La politique établit des mécanismes de partage des bénéfices
Selon l’Agence de protection de l’environnement (EPA), les forêts du Liberia, ainsi que ses mangroves, ses zones humides et autres écosystèmes naturels, absorbent et stockent d’importantes quantités de carbone, tout en contribuant aux moyens de subsistance des communautés et à leur accès à la nourriture, à l’eau et aux médicaments. Cette politique établit des mécanismes de partage des bénéfices. Lorsque la ressource génératrice de carbone appartient à une communauté ou à un propriétaire privé, 50 pour cent des recettes nettes leur sont destinés, 30 pour cent au promoteur du projet et 20 pour cent aux institutions gouvernementales compétentes.
Pour les crédits issus de ressources publiques, 40 pour cent des recettes financeront des programmes sociaux, éducatifs et sanitaires. 20 pour cent seront consacrés aux institutions compétentes, 30 pour cent reviendront au promoteur du projet et 10 pour cent seront versés aux collectivités concernées. Afin de renforcer la transparence, la politique prévoit la création d’un Registre national du carbone géré par l’Autorité des marchés du carbone. Ce registre enregistrera, suivra et comptabilisera chaque crédit carbone autorisé grâce à des numéros d’identification uniques.
Avec dpa-news
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