Une manifestation de femmes commerçantes a éclaté ce lundi 12 octobre 2026 au marché de Kissosso. L’Administratrice générale, Madame Bangoura née Fatoumata Diallo, a réagi pour apporter sa version des faits.
« Moi-même j’ai été étonnée par leur manifestation ce matin. C’est ma présidente qui m’a informée que les femmes étaient sorties manifester, avec la complicité de la chargée de mobilisation, M’Ballou Faro », a-t-elle déclaré.
Revenant sur l’origine du litige, elle explique :
« À ma prise de fonction, je suis venue trouver un espace vide dans le marché. Face à la souffrance des femmes, j’ai pu aménager cet espace en hangar moderne avec l’appui de la commune. Après ce travail, nous avons demandé combien il fallait payer pour occuper ces places. »
L’Administratrice poursuit :
« Nous avons fait appel aux femmes afin de discuter du prix, conclu à 600 000 GNF chacune. J’ai remonté l’information à la commune. Après, celle qui mobilise ces femmes contre moi est venue me voir, sachant qu’elle connaissait les anciennes personnes qui vendaient ici. Elle m’a demandé de la laisser gérer. Les versements ont été effectués à son niveau. Au lieu de 600 000 GNF, elle récupérait 625 000 GNF auprès des femmes. »
Selon elle, des dysfonctionnements ont ensuite été constatés :
« Ces femmes sont venues me voir pour se plaindre. M’Ballou Faro est venue avec une liste de 63 personnes et une somme de 40 millions qui n’était pas conforme au nombre de personnes inscrites. Je lui ai rappelé ces dysfonctionnements et j’ai dit que tout versement doit désormais se faire au bureau. À chaque fois que je demande de procéder à l’installation des femmes, elles refusent. J’ai fait le compte rendu à la commune. »
Elle lance un appel au dialogue :
« Je dis aux femmes qui manifestent, si elles veulent vraiment connaître la vérité, au lieu de manifester dans la rue, qu’elles viennent au bureau me demander la cause de leur problème de places pour que je leur explique, parce que j’ai les preuves avec moi. »
De son côté, Salématou Camara, commerçante, apporte son témoignage :
« Nous avons un bon hangar dans le marché mais les femmes refusent de rentrer à l’intérieur du marché, soit disant qu’il y a un manque de clients. Les femmes qui ont acheté les tables à l’intérieur du marché doivent toutes se retourner à l’intérieur pour le bon fonctionnement du marché. »
Elle appelle à la sensibilisation :
« L’appel que je lance aux femmes, c’est de les sensibiliser à retourner dans le marché car la route n’est pas faite pour le commerce. Il y a des accidents de circulation et des gros porteurs qui circulent nuit et jour. Donc pour leur sécurité, qu’elles rentrent dans le marché pour le bien de tout un chacun. »
Yakhouba Traoré pour GuineeQuotidien
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