La décision de la chambre des appels de la CRIEF, présidée par le juge Daye Mara et favorable à l’ancien ministre Dr Mohamed Diané, a fait réagir le procureur spécial Alphonse Charles Wright. Ce dernier a exprimé son vif désaccord face à cette condamnation prononcée à l’encontre de l’ancien ministre de la Défense et des Affaires présidentielles à une peine de 4 ans et 8 mois d’incarcération.
Pour le procureur spécial, la question de la reddition des comptes demeure une obligation impérative pour préserver l’intérêt de la société guinéenne. Il conteste fermement l’argument selon lequel l’existence d’un simple procès-verbal de réception suffirait à écarter toute violation des règles des marchés publics :« La loi sur la détection et la répression de la corruption est très claire : le non-respect des règles de procédure du Code des marchés publics est constitutif de corruption et d’infractions assimilées. (…) Le juge, après appréciation des faits, pouvait, s’il y avait de la bonne foi, retenir quand même contre Dr Diané ces éléments plausibles qui lui sont reprochés », a soutenu Charles Wright.
Tout en soulignant que le bras de fer avec la défense se poursuit, le procureur spécial a prévenu que l’affaire ne s’arrêtait pas là. Cette vive réaction laisse présager que le Parquet portera l’affaire devant la Cour suprême dans les prochaines heures pour obtenir une réévaluation de la décision.
Mohamed Sylla pour GuineeQuotidien
Guinée Quotidien Bienvenue sur Guineequotidien, notre mission est de vous informer