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POLYCOPIÉ - Deux pays d'Afrique de l'Ouest figurent parmi les 50 premiers dans le classement mondial de la liberté de la presse 2023 de RSF, qui liste 180 pays du monde. Photo: RSF/Photo de presse/dpa

Liberté de la presse: RSF constitue un réseau de défense des journalistes ouest-africains

Formé d’avocats, le réseau est devenu nécessaire, selon RSF, dans un contexte de recrudescence des atteintes à la liberté de la presse en Afrique de l’Ouest.

 

Reporters sans frontières (RSF) a annoncé la mise en place d’un réseau d’une dizaine d’avocats pour défendre les journalistes d’Afrique de l’Ouest arrêtés arbitrairement, persécutés ou attaqués dans le cadre de leur travail. Les journalistes, notamment d’investigation, en Afrique de l’Ouest paient souvent le prix fort pour leurs enquêtes et révélations, et sont victimes de persécutions, d’attaques physiques et d’arrestations arbitraires, a souligné RSF. La création de ce réseau a aussi pour objectif de proposer aux journalistes des réunions d’informations sur leurs droits. Il a également vocation à mobiliser, quand c’est nécessaire, plusieurs avocats sur une même affaire.

 

Le réseau a été mis en place à l’issue d’une consultation organisée à Lomé, la capitale du Togo, avec des avocats togolais et d’autres venus du Sénégal, du Niger et du Bénin. Des journalistes d’investigation qui ont plusieurs fois été victimes d’arrestations, étaient également présents. RSF a indiqué que des organisations telles que la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO), le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et le Consortium togolais des journalistes d’enquête (Togo Reporting Post) étaient présentes à la consultation de Lomé.

 

Selon le classement mondial de la liberté de la presse 2023 de RSF, qui liste 180 pays du monde, deux pays d’Afrique de l’Ouest figurent parmi les 50 premiers. Il s’agit du Cap-Vert (33e) et de la Gambie (46e). Dix pays se classent entre la 54e et la 84e place et quatre entre la 104e et la 123e place. En mai 2023, la Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest (MFWA) a fait savoir à la CEDEAO qu’il lui manquait un cadre régional pour la liberté de l’information. Cela constitue « un défi majeur pour la liberté d’expression, la liberté de la presse et l’ouverture de l’espace civique dans la région ».

Avec dpa-news 

 

 

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