La baisse des transferts liée au conflit touche particulièrement l’Égypte, où ces flux représentent environ 7 pour cent du PIB (2024) et constituent l’une des principales sources de devises. Leur recul fragilise les revenus des ménages et la stabilité extérieure de l’économie, souligne le SWP. L’Ouganda, le Kenya et l’Éthiopie sont également durement touchés, la baisse des transfert se traduisant par un recul de la consommation et une dégradation de la situation nutritionnelle. Au Soudan, ravagé par la guerre et l’effondrement économique, ces fonds constituent souvent la seule source de revenus pour de nombreux ménages.
Sur le plan économique, la guerre provoquerait une chaîne de pénuries : l’énergie devient plus chère, la production chimique réagit de manière disproportionnée, les engrais se raréfient et renchérissent, et ces coûts se répercutent sur l’agriculture et les prix alimentaires, explique le SWP. Le blocage du détroit d’Ormuz ferait grimper les prix alimentaires de manière modérée à l’échelle mondiale (environ 3 pour cent), mais avec des niveaux à deux chiffres notamment en Zambie, en République démocratique du Congo, au Tchad et au Nigeria — soit environ un tiers de la population subsaharienne.
À l’origine de ce scénario, près d’un tiers de l’ammoniac mondial et environ la moitié du soufre commercialisé à l’échelle globale sont produits dans la région du Golfe. De plus, l’Arabie Saoudite et l’Iran sont respectivement les troisième et quatrième exportateurs mondiaux d’engrais azotés. Cette situation, estime le SWP, constitue un argument de poids pour l’Allemagne et l’Europe, pour s’engager plus activement en faveur d’une désescalade à long terme et d’une réouverture durable du détroit d’Ormuz.
Avec dpa-news
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