Le financement provient à hauteur de 15 millions d’euros du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et de 12 millions d’euros des fonds propres de la Banque allemande de développement (KfW), qui agit pour le compte du gouvernement fédéral allemand. Cette prise de participation doit permettre de mieux couvrir les entreprises et investisseurs allemands contre les risques politiques et macroéconomiques en Afrique, tout en renforçant les capacités de l’ATIDI, a indiqué le BMZ.
« Nous nous engageons à faciliter les investissements et le commerce afin que davantage de capitaux privés affluent vers l’Afrique. Les entreprises allemandes et africaines en profitent, car elles peuvent investir plus facilement en Afrique et mieux sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement », a déclaré mardi la ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali Radovan, en visite à Nairobi. Selon elle, ce partenariat contribuera à « ouvrir aux entreprises allemandes l’immense marché d’avenir que le continent africain a à offrir ».
Couvrir les risques politiques
Créée en 2001 sous le nom d’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA), l’ATIDI propose des garanties contre des risques tels que les coups d’État, les expropriations, les restrictions de transfert de devises ou encore l’hyperinflation. En cas de crise majeure affectant un projet, l’institution peut indemniser tout ou partie des pertes subies, réduisant ainsi l’exposition des investisseurs et facilitant le financement de projets jugés risqués.
L’agence, détenue majoritairement par 24 États africains, compte également parmi ses actionnaires plusieurs institutions financières internationales, dont la Banque africaine de développement (BAD). Basée à Nairobi, elle bénéficie de solides notations financières, un atout essentiel pour attirer les investisseurs internationaux et mobiliser des capitaux privés.
Nouvelle approche allemande en Afrique
Jusqu’à présent, les entreprises allemandes recouraient principalement aux garanties publiques à l’exportation, connues sous le nom de garanties Hermes, pour couvrir leurs opérations en Afrique. En rejoignant directement le capital de l’ATIDI, Berlin entend compléter ce dispositif par une approche plus intégrée au sein de l’architecture financière africaine, en s’appuyant sur une institution régionale déjà bien implantée.
Cette initiative s’inscrit dans la nouvelle stratégie allemande de coopération avec l’Afrique, qui vise à associer davantage le secteur privé au financement du développement et à la promotion des échanges commerciaux.
Avec dpa-news
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