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Guinée : le ministre de la sécurité reconnaît qu’il a eu (5) morts le jour du vote tandis que le FNDC parle de (11) morts

Après une journée électorale ensanglantée en Guinée ou plusieurs personnes ont  perdus la vie, le ministre de la sécurité et  de la protection civile, Albert Damantang Camara a animé une conférence de presse à Conakry pour faire sur le point sur la situation du dimanche 22 mars dernier jour des scrutins législatifs et référendaire.

Dans sa communication, le ministre Damantang Camara a reconnu qu’il a eu cinq morts pendant cette journée de tension tandis que le FNDC parle de onze (11) morts.

«Dans certains quartiers, il y a eu des violences qui, parfois, se sont soldées par morts d’hommes. Au département de la sécurité, il ne sera jamais question d’occulter la réalité ou d’édulcorer ce qui se passe sur le terrain. Nous avons l’obligation de rapporter les faits que nous vérifions. A la clôture du communiqué hier à 18h et à sa diffusion à 19h, nous avions enregistré quatre morts au niveau des hôpitaux légalement habilités, c’est-à-dire, qui ont des morgues, à recevoir des victimes ».

« Après la publication du communiqué, dans la nuit, une cinquième victime a été enregistrée. Nous avons eu la confirmation par le directeur général de la police nationale qu’à Nzérékoré, il y a eu une victime. Une victime est morte par AVC, je ne connais pas bien le terme médical ». Explique-t-il le ministre.

Parlant du cas de mort de la dame Issa Yero Diallo, il fait savoir à la presse que l’auteur a été interpellé et  devrait arriver au niveau de la direction centrale de la police judiciaire.

« Il s’est qualifié lui-même d’élève-gendarme. Nous avons pu mettre la main sur lui grâce à la population qui l’a pourchassé. Avec la collaboration de la population, quel que soit l’auteur, il peut être retrouvé et mis devant ses responsabilités. La suite des enquêtes nous donnera les motivations, puis qu’il est clair que les instructions données à l’USSEL étaient très claires. C’est le maintien d’ordre sans arme. Pourquoi il était en possession d’une arme ? Comment a-t-il été amené à l’utiliser ? L’enquête nous dira la suite ».

Poursuivant, Damantang Camara, a souligné que plusieurs cas de morts ont été déclarés par le passé. Après vérification, on s’est rendu qu’ils sont morts soit à la veille ou l’avant-veille et qu’ils sont mis au compte des manifestations.

À noter que cette journée du dimanche 22 mars jour du double scrutin législatif et référendaire était émaillée de violence dans la capitale mais aussi dans certaines villes de l’intérieur du pays.

 

Ibrahima Limbita Camara

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