La Directrice Générale des Élections (DGE), Djénabou Touré, a répondu jeudi 30 avril 2026 heures, au cours d’une conférence de presse, aux accusations portant sur la gestion des candidatures aux élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.
Cette sortie médiatique fait suite aux requêtes formulées par le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), le Bloc Libéral (BL) ainsi que d’autres formations politiques, qui contestent le traitement de leurs dossiers de candidature.
Selon la DGE DjenabouTouré, ces partis ont pourtant bénéficié d’avantages dans le cadre de l’organisation du processus électoral.
S’agissant du FRONDEG, dirigé par Abdoulaye Yero Baldé, Mme Touré a rappelé que le parti a introduit un recours devant la Cour suprême et obtenu gain de cause :
<<Il a fait un recours auprès de la Cour suprême et il a gagné son procès. L’arrêt indique clairement qu’il a obtenu gain de cause pour les législatives. On ne peut donc pas dire que la justice n’a pas fait son travail. La DGE a été instruite de prendre en compte son dossier, et son recours a été accepté >>, a-t-elle déclaré.
Concernant le refus d’encaissement évoqué par certains acteurs, elle a précisé que les délais étaient dépassés :
<<Le délai était passé. J’ai accordé une première dérogation jusqu’au 8 avril. J’ai refusé d’en accorder une seconde, et je l’assume >>, a-t-elle affirmé.
Au sujet du Bloc Libéral, la Directrice Générale des Élections a également rejeté les accusations :
<<Cette lettre du Bloc Libéral date du 8 avril, alors que les dépôts ont pris fin le 3 avril à minuit. Vous affirmez que la loi fixe la date limite du paiement de la caution au 9 avril, mais jusqu’à cette date, aucune caution n’a été versée. Or, sans caution, la liste est rejetée. Et ensuite, vous parlez d’irrégularités. Il faut que chacun analyse où se situe réellement l’irrégularité >>, a-t-elle expliqué.
Pour terminer, la DGE Djénabou Touré a lancé un appel à la responsabilité et au respect des institutions républicaines :
<< Nous pouvons être amis, mais il ne faut pas chercher à discréditer le processus parce que vous n’êtes pas satisfaits. Les décisions sont prises dans le respect de la loi. Nous ne prendrons pas le peuple en otage. J’ai 22 ans d’expérience dans les élections et je n’ai rien à prouver. Mais il ne faut pas désinformer >>, a-t-elle conclu.
Mamadou Bhoye Diallo pour GuineeQuotidien
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