Cette diminution s’explique principalement par la baisse des dépenses liées à l’accueil des réfugiés sur le territoire allemand. Comptabilisés dans l’APD selon les règles de l’OCDE, ces coûts ont représenté 17 pour cent de l’aide totale en 2025, en recul à 4,3 milliards d’euros contre 5,8 milliards en 2024.
Pour la première fois dans les statistiques de l’OCDE, les États-Unis perdent leur position de premier donateur mondial en volume absolu, en raison notamment des coupes budgétaires décidées sous l’administration Trump et de la restructuration de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
L’Allemagne reste en deçà de l’objectif de l’ONU pour la deuxième année consécutive
En proportion du revenu national brut (RNB), l’Allemagne a consacré 0,56 pour cent à l’APD, manquant pour la deuxième année consécutive l’objectif de 0,7 pour cent fixé par les Nations unies. Hors dépenses domestiques liées à l’accueil des réfugiés, cet effort tombe à 0,46 pour cent. Sur les 26 milliards d’euros d’APD, environ 39 pour cent proviennent du ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ), principalement pour la lutte contre la pauvreté, la faim, la stabilisation des pays partenaires et l’action climatique.
Le ministère des Affaires étrangères représente environ 9 pour cent, essentiellement pour l’aide humanitaire, tandis que le ministère de l’Économie contribue à hauteur de 2,3 pour cent et d’autres ministères à 3,4 pour cent. Environ 15 pour cent des fonds transitent par les mécanismes de l’Union européenne.
Un enjeu de sécurité nationale pour une économie allemande fortement interconnectée
Les Länder (États fédérés allemands) ont également contribué à hauteur de 2,2 milliards d’euros, soit 8,5 pour cent du total, notamment au titre des coûts liés aux étudiants issus de pays en développement inscrits dans les universités allemandes. « L’Allemagne reste un partenaire fiable dans le monde. Malgré des économies douloureuses, nous assumons notre responsabilité internationale », a déclaré la ministre de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali-Radovan.
Dans un contexte international tendu, marqué notamment par les effets de la guerre en Iran sur les équilibres régionaux, la ministre a souligné que la stabilité du Proche-Orient et des régions voisines constitue un enjeu de sécurité nationale pour une économie allemande fortement interconnectée. Elle a précisé que les investissements allemands se concentrent en priorité sur l’éducation, les infrastructures et les services de base afin de contribuer à la stabilisation des régions proches de l’Europe.
Avec dpa-news
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