« Ils ont un problème » avec la Somalie
Un soutien tout relatif, puisque la Fifa n’a même pas cherché à intervenir auprès des États-Unis, actant simplement le fait qu’il ne pourrait ni s’entraîner ni officier dans le principal pays hôte : « C’est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire », a justifié l’instance dans un communiqué.
Joint par le New York Times alors qu’il était en transit à Istanbul, Omar Artan s’est laissé aller à sa déception. « J’avais les bons documents, j’avais tout, j’avais le bon visa », a-t-il ainsi affirmé, ajoutant avoir montré aux agents de l’immigration des documents de la Fifa, ainsi que des photos de sa carrière. « Je suis très, très déçu. »
« Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays », a-t-il indiqué, précisant qu’il serait de retour mercredi à Mogadiscio. La Somalie est l’un des nombreux pays dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump.
L’affaire a suscité l’indignation en Somalie, où le ministère de la Jeunesse et des Sports a défendu « l’intégrité » d’Omar Artan et regretté qu’il n’ait pas été possible de revenir sur son renvoi malgré d' »intenses démarches diplomatiques et des négociations avec les autorités compétentes du gouvernement des États-Unis et de la Fifa, dans le but de parvenir à une résolution immédiate ».
« De bonnes raisons », selon la Maison Blanche
Mardi, le patron de l’équipe de la Maison Blanche chargée de l’organisation de la Coupe du monde de foot, Andrew Giuliani, est revenu sur l’accueil les délégations lors d’une discussion organisée par le groupe de réflexion Atlantic Council à Washington.
« Jusqu’à présent, 35 équipes ont pu entrer aux États-Unis. Aucun joueur ni entraîneur ne s’est vu interdire l’accès », a-t-il affirmé. « Il y a eu des responsables qui se sont vus interdire l’entrée et pour de bonnes raisons », a-t-il poursuivi, évoquant la nécessité d’empêcher « des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde » de football, qui débute jeudi.
« Il y a eu un arbitre qui n’a pas été admis. Je ne peux pas entrer dans les détails mais ce que je peux vous dire, c’est que c’était pour une très bonne raison », a assuré le responsable de la Maison Blanche, faisant état de discussions avec le ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, et le chef de la police aux frontières (CBP).
La CBP a justifié le refoulement d’Omar Artan, qui a notamment arbitré en Coupe d’Afrique des nations (CAN), par des « problèmes liés à la vérification de ses antécédents ».
Avec AFP