La nouvelle édition est organisée en partenariat avec l’African Economic Research Consortium (AERC), l’Institute of Statistical, Social and Economic Research (ISSER) de l’Université du Ghana, la Nelson Mandela School of Public Governance de l’Université du Cap et le Réseau de recherche sur les chaînes d’approvisionnement mondiales durables.
Placée sous le signe de la recherche empirique axée sur les politiques publiques, la conférence réunira des économistes, des chercheurs du Sud global et des représentants d’institutions internationales pour analyser la trajectoire économique du continent face aux recompositions géopolitiques et commerciales.
L’intégration régionale au cœur des débats
L’économiste français Antoine Bouët, chercheur au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), un centre français de recherche spécialisé dans l’économie internationale, interviendra comme conférencier principal.
Les débats porteront notamment sur les perspectives d’intégration régionale du continent dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), dont la mise en œuvre vise à créer l’un des plus grands espaces commerciaux au monde. Selon les organisateurs, son potentiel reste toutefois freiné par des déficits d’infrastructures, des obstacles au commerce intra-africain et un manque de préparation institutionnelle.
La course aux matières premières critiques
La conférence abordera également la compétition internationale accrue pour l’accès aux matières premières critiques du continent, notamment les minerais essentiels aux transitions énergétique et numérique, ainsi que les conséquences socio-économiques et politiques à long terme de cette concurrence pour les pays producteurs africains.
Ces débats s’inscrivent dans un contexte de profondes mutations des échanges internationaux, alors que les puissances extérieures continuent de peser sur les choix économiques du continent.
En augmentant les droits de douane à l’entrée du marché américain, l’administration du président américain Donald Trump restreint l’accès des entreprises africaines au premier marché de consommation mondial. Même si l’accord préférentiel AGOA (African Growth and Opportunity Act), qui accorde un accès privilégié au marché américain à certains pays d’Afrique subsaharienne, a été temporairement réactivé sous conditions strictes, l’incertitude et la hausse des droits de douane pénalisent les exportations africaines.
Face à ces évolutions transatlantiques, la Chine renforce son attractivité en Afrique en facilitant l’accès de certains produits africains à son marché, tout en réalisant d’importants investissements dans les infrastructures du continent. Parallèlement, l’Union européenne conditionne l’accès préférentiel à ses marchés à des exigences strictes en matière de durabilité environnementale et de gouvernance politique.
Un institut allemand dédié au développement durable
La conférence se tiendra au siège de l’IDOS à Bonn. Fondé en Allemagne, cet institut de recherche et groupe de réflexion est spécialisé dans le développement durable. Ses travaux reposent notamment sur l’interaction entre la recherche, le conseil aux décideurs publics et la formation.
Avec dpa-news
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