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Matoto : La conduite d’eau de la SEG envahit par les ordures à Dabompa

Ladite conduite d’eau traverse quasiment les quartiers qui longent l’autoroute Fidel Castro de Km 36 jusqu’à la rentrée de la ville. Elles datent a-t-on apprit, de l’époque coloniale, elles sont deux et se suivent parallèlement. Elles servent de pont de fortune pour la traversée aux citoyens au niveau des bas-fonds séparent les quartiers : de Lansanaya Barrage à Lansanaya village, mais également entre Lansanaya village et Dabompa, tous situés dans la commune de Matoto.  

Le seul hic est qu’à ce niveau la population environnante a transformé ladite conduite à un dépotoir d’ordures. Empêchant ainsi la traversée. En début du mois-ci, ladite conduite a connu une réparation par endroit du côté du quartier Dabompa : « nous avait estimé que les ouvriers  de la société des eaux de Guinée (SEG), qui étaient venus changer les pièces de la conduite, allaient peut être remonté l’information auprès de leur chef hiérarchique, pour que ces derniers puissent prendre par rapport à ça. Mais je crois que ça ne les a pas dit grand-chose, ils cherchent le pain quotidien», a souligné Mohamed Camara, un habitant qui loge près de la conduite d’eau, manifestement gêné par les odeurs pestilentielles que dégagent les ordures.

« Ce sont les chefs de foyers même qui chargent leurs enfants de venir déverser ces ordures ici. Et lorsqu’ils amènent les ordures, ils les déversent n’importe comment, même là où les passants mettent les pieds sur la conduite, cela n’est pas normal », a-t-il regretté.

Cet autre citoyen lui de son côté ne condamne pas le fait que les populations aient transformé cet endroit en lieu de dépotoir d’ordures, mais jette plutôt la pierre à l’inertie du pouvoir public : « le seul problème c’est qu’en Guinée les quartiers évoluent d’eux-mêmes, ce sont tous ces manquements qui mène ce genre de chose. Si l’Etat avait prévu un lieu de dépôt d’ordure, les citoyens n’auraient pas cherchés à déposer quelque part », a fait remarquer Moustapha Dramé.

Il convient de préciser qu’un autre problème se pose le long de ces bas-fonds. Mais cette fois-ci qui concerne le département de l’habitat. Tout comme les bordures de mer sont agressées par le fait d la construction, lesdits bas-fonds aussi sont en train d’être agressés. Certains citoyens n’hésitent même pas à planter des maisons dans le lit même du bas-fond. Une autre situation qui doit interpelle les décideurs.

 

Richard TAMONE                   

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