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La Guinée a célébré l’an 60 de son accession à l’indépendance

Alors qu’une dizaine de chefs d’Etat africain et délégués de pays d’autres continents viennent prendre part aux festivités, des Guinéens reviennent sur l’état du pays 60 ans après l’indépendance, le 2 octobre 1958.

Les autorités guinéennes ont placé cette fête sous le signe de la reconnaissance au président Sékou Touré.

L’ancienne colonie française avait voté non lors d’un référendum organisé le 28 septembre 1958, ouvrant la voie à un vent d’indépendance dans la sous région.

Près de 45000 personnes, selon les organisateurs, se sont retrouvées ce 2 octobre au stade du 28 septembre pour assister à la fête marquant les 60 ans d’indépendance du pays.

Plusieurs chefs d’Etat africains ont pris part à cette cérémonie qui dérange certains Guinéens qui estime que le stade du 28 septembre n’est pas le lieu approprié pour cette célébration parce qu’il porte, disent-ils, des stigmates du massacre non élucidé du 28 septembre 2009.

Des prestations diverses des artistes guinéens se sont jointes aux défilés civiles et militaires pour rendre la fête belle.

Parmi les spectateurs, de nombreux chefs d’Etat de l’Afrique de l’ouest, des représentants de pays de défunts présidents panafricanistes et des délégations venues d’autres continents.

Les Guinéens qui ont assisté à cette fête l’ont magnifié.

Mais, pour une partie non négligeable des habitants de la capitale Conakry, le stade du 28 septembre n’est pas le lieu approprié pour célébrer la fête d’indépendance de la Guinée.

Pour ceux-ci, ce stade porte encore les traces du sang des 150 tués et des femmes violées le 28 septembre 2009 dans ce stade.

Dans une adresse à la nation le 1er octobre, le président guinéen alpha condé a demandé aux guinéens de regarder dans la même direction.

Mais, cette fête intervient dans un contexte de tension entre le pouvoir et les forces vives de la nation d’une part au sujet d’une crise qui larve à la cour constitutionnelle et les enseignants d’autres part qui appellent à une grève illimitée à partir de ce 3 octobre parce qu’ils réclament 8 millions de francs guinéens de salaire de base, un peu moins de 900 dollars.

 

 

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