Accueil / Economie / Afrique/Urbanisation: étude sur l’environnement bâti et le paludisme
ARCHIVE - Les eaux stagnantes sur les chantiers peuvent devenir des foyers de prolifération pour les moustiques vecteurs du paludisme. Photo: picture alliance / Gioia Forster/dpa

Afrique/Urbanisation: étude sur l’environnement bâti et le paludisme

Selon Architecture 2030, le monde construit chaque mois l’équivalent de la surface de New York, en partie dans des régions du Sud en forte urbanisation, où le paludisme sévit.

Une équipe internationale de chercheurs a obtenu une subvention de 1,6 million de dollars pour étudier comment la conception des villes et des logements peut contribuer à réduire le paludisme, une maladie affectant disproportionnellement l’Afrique subsaharienne, ont annoncé les responsables du projet.

L’objectif est d’analyser l’impact de l’environnement bâti — bâtiments, infrastructures, systèmes de drainage et aménagement urbain — sur la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme, dans un contexte d’urbanisation rapide en Afrique, où la population urbaine devrait doubler d’ici 2050.

Les chercheurs espèrent que leurs conclusions orienteront les politiques publiques et les normes de construction dans les pays africains, où le paludisme reste l’une des principales causes de mortalité. Leur objectif est également de renforcer les stratégies de santé publique par des interventions structurelles durables.

Conditions propices à la reproduction des moustiques

Selon les chercheurs, de nombreux projets de construction et d’expansion urbaine créent involontairement des zones d’eau stagnante et des conditions propices à la reproduction des moustiques, aggravant les risques de transmission du parasite Plasmodium, responsable du paludisme.

Les recherches s’appuieront sur des études de terrain en Afrique subsaharienne menées en partenariat avec des communautés locales, des urbanistes et des autorités publiques. Elles viseront à identifier des solutions adaptées aux réalités climatiques, économiques et sociales, notamment au Kenya, au Nigeria, au Mozambique et en Tanzanie. « La lutte contre le paludisme ne doit pas se cantonner aux moustiquaires et aux traitements », a précisé l’un des responsables du projet, mettant en avant l’importance d’inclure la prévention dans la planification urbaine, l’aération des logements et la gestion des eaux.

La recherche est pilotée par l’université américaine Penn State, en partenariat avec l’université britannique de Warwick. Elle est financée par la National Science Foundation des États-Unis et le Natural Environment Research Council britannique dans le cadre du Belmont Forum, un programme international dédié aux défis environnementaux.

 

Avec dpa-news

A propos admin-guiquo

Check Also

Assurance pour le commerce et l’investissement : L’Allemagne devient le premier actionnaire non-africain de l’ATIDI

Cette prise de participation vise à mieux couvrir les entreprises et investisseurs allemands contre les …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *