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POLYCOPIÉ - Avec ses dessins, Wilfried Mouele Mouele souhaite inciter la jeunesse africaine à valoriser son identité culturelle. Photo: Wilfried Mouele Mouele/Photo privée autorisée/dpa

Bandes dessinées: Un Gabonais veut raconter l’Afrique à travers ses BD

Wilfried Mouele Mouele puise son inspiration dans les mythes, les légendes, les croyances ainsi que les us et coutumes des populations africaines.

Par Marwa Dellagi

Au travers de son art, le bédéiste Wilfried Mouele Mouele tend à raconter l’Afrique et à faire connaître la richesse ainsi que la diversité de son patrimoine culturel. Armé de son crayon, le Gabonais puise directement son inspiration dans les mythes, les légendes, les croyances ainsi que les us et coutumes des populations africaines pour créer ses personnages. La bande dessinée est un canal qui lui permet de revendiquer et d’affirmer cette identité culturelle dans un monde de plus en plus globalisé.

« Nous sommes en train de perdre nos langues vernaculaires, nos traditions, nos valeurs, notre histoire et même notre patrimoine culinaire. Avec mes dessins, je souhaite inciter notre jeunesse africaine à valoriser son identité culturelle et à renforcer chez elle le sentiment d’appartenance à ce continent », soutient Wilfried dans un entretien accordé à la dpa.

Diplômé en arts plastiques et visuels, le jeune homme est aux commandes d’une maison d’édition de bandes dessinées, connue sous le nom d’Elmera Studio, fondée il y a quelques années à Libreville. Depuis la création de son studio, Wilfried a réussi à éditer quelques œuvres dont une bande dessinée intitulée « Aki Ngoss : L’œuf de cuivre » qui est disponible sur Amazon. Cette bande dessinée est inspirée du récit mythologique du groupe ethnique bantu « Fang » ou « Ekang », établi au Gabon, au Cameroun et en Guinée équatoriale.

Sauvegarder la mémoire collective

Le dessinateur s’apprête par ailleurs à éditer une autre BD qui relate cette fois-ci l’épopée du peuple Nzebi, une communauté ethnique d’Afrique centrale qui vivent au Gabon et en République du Congo.

« Dans mon pays et en Afrique en général, force est de constater que la jeune génération éprouve de la désaffection pour la lecture. Elle est plus attirée par les images. Les BD qui allient à la fois texte et visuel sont un excellent moyen pour leur redonner le goût de la lecture, mais aussi pour leur faire connaître les mythes qui font partie de leur identité culturelle africaine », indique-t-il. « Il s’agit pour nous de préserver cette identité et de sauvegarder notre mémoire collective », ajoute Wilfried qui exerce en tant que professeur pareillement à ses activités de bédéiste.

Avec son équipe de six personnes, le dessinateur gabonais se prépare actuellement à diffuser ses bandes dessinées à plus grande échelle et les exporter vers l’étranger afin de faire rayonner le neuvième art africain à l’international. Par ailleurs, il s’attèle à mettre en place une application mobile pour faire connaître ses œuvres. À moyen terme, Wilfried souhaite produire un dessin animé inspiré des mythes africains.

 

Avec dpa-news

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